Une pensée à la mémoire de notre amie Martine Lescot qui nous a quittés

martine C’est avec une immense tristesse que nous avons appris la disparition dans des conditions très difficiles de notre amie et collaboratrice Martine Lescot. Ces dernières années, ses conditions de santé l’ont tenue à l’écart de nos activités mais elle est restée attachée jusqu’au bout à ses valeurs et à toutes les causes justes de par le monde qui lui tenaient à coeur. La cause palestinienne que l’agression israélienne contre Gaza vient de remettre sous les projecteurs de l’actualité revêtait une importance toute particulière pour elle. Nous ne pouvons penser à elle sans nous rappeler tous ses engagements passés du « Comité Palestine vaincra » et du collectif « Solidarité anti-impérialiste » dans les années 80 au Comité SOS enfants Irak dans les années 90 et jusqu’à son engagement contre la guerre en ex-Yougoslavie et plus récemment pour la liberté et la paix en Syrie.

Dans le cadre des voyages organisés par les Missions civiles dans les territoires palestiniens occupés, elle a eu à faire personnellement l’expérience de la répression policière israélienne puisqu’elle fut refoulée à l’aéroport et renvoyée vers Paris comme personne non grata. De ses voyages à l’étranger, du Mexique, à l’Iran et à l’Ouzbékistan en passant par la Syrie des années 90 avant que ce pays ne sombre dans la destruction planifiée et les trois pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie) elle a toujours su en rapporter un souvenir qui cultive à la fois l’ouverture, la connaissance et la solidarité.

Ayant exprimé très tôt le besoin d’accompagner l’engagement des militants solidaires des luttes des peuples du sud pour un monde plus juste et plus solidaire par une conscience aigüe des enjeux sociaux et écologiques à l’échelle planétaire, ce qui demande un travail théorique conséquent, elle fut parmi les premières à encourager la création de l’Institut Frantz Fanon où elle s’est chargée dès le début de la relecture des articles et de la traduction de l’anglais et de l’espagnol ver le français mais aussi des relations publiques. Elle aurait souhaité profiter de sa retraite bien méritée, après une carrière pleine dans l’éducation nationale comme professeure d’anglais, pour se consacrer pleinement à sa passion. Mais,malheureusement, la maladie l’en a empêchée. Son souvenir restera à jamais vivace dans notre mémoire et continuera à nous inspirer dans notre engagement quotidien pour les idéaux que nous avons eu en partage.

Pour le collectif de l’Institut Frantz Fanon

 

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